A savoir

Les sodas, bourrés d’additifs, augmentent le risque de décès prématuré (en provenance de : Medisite Alerte Infos newsletter@actu.medisite.fr 28 07 20)

La consommation de sodas, notamment, est à limiter au maximum. En plus d’être très caloriques, ces derniers “contiennent des tonnes d’additifs”, souligne Alexandra Retion, diététicienne-nutritionniste. “Les boissons “light” ou “zéro” sont tout aussi mauvaises, puisqu’elles contiennent de l’aspartame, une substance totalement chimique”, ajoute l’experte.

Colorants, conservateurs… les additifs sont présents dans de nombreux aliments ultra-transformés, dont les sodas font partie. Connaître leur impact à long terme sur la santé est parfois difficile, par manque de recul. Peu à peu, certains d’entre eux se voient interdits par la réglementation française ou européenne, preuve de la nocivité de ces substances chimiques. Le colorant E171, par exemple, qui fait référence au dioxyde de titane, sera supprimé des denrées alimentaires dès le 1er janvier 2020.

En mars dernier, une étude américaine publiée dans la revue Circulation confirmait les risques liés à la consommation de boissons sucrées. D’après les chercheurs, les personnes qui en boivent au moins un verre par jour s’exposent à un risque de mort prématurée 14 % plus élevé que ceux qui en consomment moins d’une fois par mois. Dès deux verres par jour, ce chiffre monte à 21 %.

Outre les additifs, la quantité de sucre présente dans ces boissons est énorme : elle correspond à plus de cinq morceaux par verre de 250 ml. “Souvent, les consommateurs regardent les étiquettes pour vérifier la quantité de glucides contenues dans ces boissons. Mais celle-ci est indiquée pour 100 ml, or un verre ou une petite bouteille en contiennent bien plus”, rappelle la diététicienne. “Il faut calculer la quantité de sucre pour la portion que vous allez boire”.

En excès, le sucre favorise des pathologies comme le diabète, le cholestérol, l’obésité ou les maladies cardiovasculaires… et donc la mortalité. Les sodas light, quant à eux, “ont malgré tout un “goût sucré”, sans l’énergie qui va avec. Le corps va réclamer cette énergie, ce qui peut modifier les comportements alimentaires”. En d’autres termes, ils favorisent les envies de sucré et le grignotage.

La spécialiste invite aussi à se méfier des thés glacés vendus en grande surface, sur lesquels il est souvent inscrit qu’ils contiennent “moins de sucre” que les sodas traditionnels. Mais cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas sucrés. Mieux vaut, pour se rafraîchir, réaliser son thé glacé maison, en faisant infuser toute une nuit un sachet de thé vert et deux sachets de thé aromatisé dans un litre d’eau froide. On y ajoute le jus d’un demi-citron, deux cuillerées de miel ou de sirop d’agave et l’on déguste bien frais.