Description

Peu banal!

8. Févr., 2015

Qu'est ce que c'est?

Je dépasse maintenant la soixantaine, durant mon enfance et grâce à mon métier, j'en ai vu de toutes les couleurs, ce qui m'a permis de mieux comprendre les gens et apprendre à savoir comment ils fonctionnent intellectuellement.
J'ai donc romancé des histoires qui démarrent sur des faits plus ou moins réels.
J'ai commencé il y a longtemps, je les gardais sous le coude sans savoir si cela pourrait intéresser les lecteurs; ma rencontre avec un écrivain, qui appartient à notre grande "académie Française" m'a incité à le faire. Il a bien voulu me faire l'honneur de lire ce que j'avais écrit, sa réponse fut; "continuez, Balzac n'a t il pas commencer en relatant sa vie". Alors ! ...
Ces histoires appartiennent à des pages; tout droit interdit de reproduction.

La dame élégante

 

     Ce jour à la veille de l’automne, période de fatigue morale et physique (je ressens le besoin d’écrire pour étaler mes états d’âmes…)  due sans doute au changement de saison, ou peut être aux problèmes engendrés par les caisses (retraites sécu urssafieux ou ou…) : les salariés n’imaginent certainement pas le nombre de profiteurs ou de vérificateurs des travaux finis ou d’inspecteurs ou de directeurs ou d’assistés en n’importe quel genre que nous faisons vivre (contrairement à notre voisin allemand ou la confiance des entrepreneurs est de rigueur) ; une des dernières trouvailles de notre gouvernement (celui de 2009) n’est-il pas d’aider les riches contribuables au détriment des dettes insufflées par notre protection sociale qu’il met à mal (mais Monsieur le président François MITTERRAND avait prévenu en son temps que les prochains feraient tout pour détruire la retraite à 60 ans, et la parfaite protection sociale dont nous avons bénéficiée jusqu’à ces derniers temps et je rajouterai, s’en mettre plein les poches, de nouveaux scandales d’argent pas très propres voient le jour de tout bord, mais heureusement le contre poids, est fait par des gens comme José BOVE, J. Luc MELENCHON, Daniel COMBENDIT ou encore Monsieur STRAUSS-KAHN , et bien d’autres gens d’esprit, rendu obligatoire dans ce monde survolté…)

     je prospectais donc, dans la campagne, comme je l’ai fait remarquer à maintes reprises, cette région située à environ 200km de Paris est formée de gens de souche pour la plupart inintéressant de par leur conviction intellectuel, mal dégrossi, ou les femmes ne sont réellement pas très désirables, nous sommes toujours ou encore dans le centre de la France, vraiment pas reluisant, un certain retard intellectuel est à noter, toujours prêts à se moquer des gens qui ne leur font pas l’honneur de vivre comme eux, mais il faut de tout pour faire un monde… ne sont ils pas là aussi pour prouver que nous sommes les meilleures !

     J’arrivais  dans un cul de sac ou se trouvait deux maisons, l’une apparemment inoccupée, sans doute la résidence secondaire d’un parigot (il n’y a, sans aucun doute pas de mal à ça, car ils font revivre nos belles mais devenues tristes provinces, en apportant dans ces lieux leurs manières de vivre assez différentes), l’autre une plus petite maison qui sentait la finesse et le bon goût où les aboiements d’un chien paraissaient couvrir le bruit du moteur de mon auto ; une femme élégante en sortie et se dirigea vers le portail ou je me tenais… Après une présentation sommaire de ma personne et de mes produits, elle se laissa tenter par du miel (miel de ronce, délicieux et rare) par du cidre (de la région voisine) et par du blanc moelleux (Côtes de Bordeaux St Macaire : appellation prestigieuse de notre Bordelais).

Vous retrouvez d’ailleurs tous ces merveilleux produits de nos beaux terroirs Français sur jaquari.net

     Après avoir été invité à rentrer, pour me payer les produits, le chien jeune et fou, voulut au passage s’amuser avec moi en me sautant dessus, maculant ainsi ma belle chemisette blanche, de la terre glaiseuse qu’il portait sous ses pattes, cette dame élégante étant confuse me proposa une serviette imbibée d’eau chaude pour faire partir le plus gros des taches… J’acceptais, mais un peu gauche de nature (ah la gauche ça me plait bien : gauche caviar comme DSK qui est certainement tombé dans un piége politique, comme, fut écarté de la présidentielle en son temps, une autre personnalité politique, d’un autre bord d’ailleurs, avec l’affaire clear stream (cette Homme politique me convient peut être aussi car nous avons tous les deux une maison dans une province Française commune, séparée d’une vingtaine de kilomètres), qui est lui aussid’ailleurs, blanchi en appel à ce jour : ah les pièges politiques sont à la mode actuellement, « dans quel monde vit on ! Ma pauvre dame  », les taches n’étaient pas parties.  La dame élégante me proposa en tout bien tout honneur d’enlever ma chemisette pour la nettoyer plus efficacement, là encore j’acceptais (j’accède volontiers aux demandes d’une jolie femme, on ne se refait pas !). Certainement par mégarde, à ce moment de la situation, la jolie veuve me frôla, moi torse nu, mon Dieu quel effet, nous nous regardâmes, nos visages se rapprochèrent pour terminer par un baiser langoureux, elle me précisa alors, « n’allons pas plus loin, c’est la maison de mon défunt mari, son départ est encore trop récent ! » Digne et bien élevé j’en prenais bonne note et je m’autorisais à penser que c’était mieux ainsi…

      J’allais prendre congé, quand une autre conversation s’installa, je la félicitais pour sa maison coquète et bien tenue et m’extasiais sur ses bibliothèques ; elle me dit alors « ce sont les ouvrages de mon fils chéri Frédéric disparu trop tôt d’une vilaine maladie, je ne me séparerai jamais de certains, mais si d’autres vous intéressent nous pourrions faire affaire » après réflexions je lui réponds: « j’ai un ami du nom de Joseph, qui est dans le commerce de livre ancien,  qui pourrait être intéressé par certains ouvrages », je lui demandais alors la permission de revenir avec lui pour qu’il juge sur pièce, ce qu’elle accepta volontiers…

    Cette fois, je pris congé en lui précisant que je reviendrai éventuellement cette après midi accompagné de mon ami des livres.

     A 13 heures je rentrais à un de mes dépôts quand je remarquais la moto de mon ami devant chez lui, je m’arrêtais pour lui dire ma trouvaille du matin et nous convenions d’aller ensemble chez la dame élégante l’après midi. Je prenais rendez vous avec celle ci, lui précisant que nous y passions après 17 H. sans pouvoir lui préciser l’heure exact… Sur ces entre faits, Joseph vint me voir et me dit qu’il avait un rendez vous à 18 H. à Evry, je lui réponds dans la foulée on va tout de suite chez la dame élégante, je ne voulais pas prendre trop de temps sur ma soirée, j’avais moi aussi du travail à faire.

     En chemin mon ami Joseph, avec un sourire malicieux se demandait où je l’amenais, il était d’ailleurs de plus en plus intrigué (oui enfin !) en voyant la multitude de petites routes que j’empruntai (je ne sais pas comment tu fais pour t’y retrouver… me dit il !) puis le petit chemin par lequel on accédait à la demeure, en arrivant bien en avance sur l’heure prévue, nous n’avons eu que le temps d’apercevoir la dame élégante à demie nue, une serviette passée sur les épaules. Joseph me dit alors « dans quel traquenard tu m’amènes ». Puis habillée, elle vint vers nous au portail, et déjà je me confondais en excuses de la déranger plus tôt que prévu : « Je prenais un bain nous dit elle ».

     Nous fûmes autorisés à rentrer pour voir les dites œuvres, après des échanges courtois  et intéressants, Joseph arrêta son choix sur cinq ouvrages anciens, certains avaient des  rousseurs, mais vendables. La dame élégante nous proposa, vu le modeste prix de la transaction, de les échanger contre certaines bouteilles de vins, je répondis alors « je vais en chercher ».

     Comme je n’y allais pas assez vite la dame élégante me toisa et me dit « bon allez-y » Joseph lui aurait-il tapé dans l’œil pour qu’elle prenne ce ton avec moi, avec qui…

      Quand je revins, la dame élégante expliquait que dans sa vie antérieure elle avait été une chanteuse lyrique, et nous proposa de l’entendre en nous fredonnant une chanson de son cru en rapport avec la vie de son fils chéri : quelle voix !  C’était merveilleux. Elle, si gaie si joyeuse, dans ces moments inoubliables…Je lui dis alors « vous êtes intarissable sur la vie de votre fils », elle me toisa et répéta comme si elle ne comprenait pas : « intarissable » Avais je dis une bêtise ou est ce que j’enrichissais son vocabulaire, ça me taraude l’esprit, pourquoi cette réaction, face à ce mot anodin pour moi, qui voulait bien dire ce qu’il voulait dire…

    Je me demande comment une épouse, mère d’un enfant élevé par une nourrice, un peu de sport (si Churchill voyait ça !), puis une retraite confortable, sans oublier un peu ou beaucoup de travail au noir qui déstabilise tant l’économie, mais fait la joie des profiteurs (tant à la mode, actuellement, il n’y a qu’à voir certains politicards et pas des moindres…) de notre mode de vie actuelle où l’on nous permet ou nous empêche légalement tout et n’importe quoi, peut vivre autrement que dans ces conditions qui paraissent bien précaires, enfin !  Alors que, les petites gens, sans envergure intellectuelle,  collaborent à fond à ce genre de crise…

     Puis nous repartîmes, c’était la première fois que pareille chose arrivait entre nous, est-ce le début d’un business qui pourrait être sans doute intéressant pour des gens qui comme nous, ne vivons pas dans les règles de la pensée unique. 

      A croire que certains pensent que la réussite est forcément financière et pas intellectuelle, familiale, conviviale. J’en suis de toute manière persuadé… Pauvres gens.

     Je crois que lui comme moi, divorcés une fois et père de trois et de quatre enfants sommes fiers d’avoir donné la vie à des rejetons bien éduqués, et, de ce que nous apportons à la nation qui nous le rend bien certaines fois (John F. KENNEDY n’a t il pas dit : « avant de te demander ce que l’état peut faire pour toi, demande toi ce que tu peux faire pour l’état » nous, nous avons donné des cotisants, qui paieront même la retraite, de ceux qui n’ont eu qu’un voire pas d’enfant, ces gens là se doutent ils de leur malheur et de la joie que nous avons de voir progresser nos enfants).

     Toujours est il, que de retour chez nous, je facturais aussitôt la vente de la transaction. Joseph me paya rubis sur l’ongle.

     Puis chacun chez soi et au boulot…  

Le Domaine de Bossarnet

 

J’avais une trentaine d’année, j’avais décidé de fouiller dans notre Bordelais à la recherche d’une propriété à vendre dont le prix peu élevé serait une affaire.

Je passais dans un village, j’aperçus une dame, je m’arrêtais à sa hauteur, baissais ma vitre pour lui dire « je viens d’apprendre qu’il y avait une maison à vendre ici, pouvez-vous me l’indiquer » après réflexion cette personne me répondit, pour se débarrasser du gêneur que j’étais à ses yeux, qui dérangeait sa quiétude : « oh ben, il n’y en a pas ici, mais je suis sûr qu’il y a une au prochain village » Merci Madame, j’ai donc noté qu’il n’y avait pas que des faux cul sur terre.

Arrivé au village suivant, même topo, j’aperçois une brave femme et je lui formule la même question en lui précisant qu’une dame du village précédent me l’avait signalé… Elle réfléchit, et me dit « non je ne vois pas » et puis elle rajoute « ah si, il y a bien ce chais derrière vous ! » ; Bon je me gare et je vais voir…

Descendu de voiture, je pus voir un chai avec maison attenante, qui faisait l’angle de deux routes qui m’a toute de suite plu (coup de cœur !). Je demandais alors, « mais peut-on la visiter » oh oui me dit-elle, « c’est le voisin qui a la clef ».

Comme j’avais troublé l’atmosphère tranquille de ce village, tous les villageois étaient là pour visiter cette demeure, les occupant pour un instant…L’atmosphère que dégageait cette modeste maison me plaisait beaucoup, je crois que j’en suis tombé amoureux tout de suite. Tous, dans cette baraque, je les entendais dire « il y a beaucoup de travaux à faire, mais elle est toujours intéressante ».

Puis je pose une question à la volée : « vous en connaissez le prix ». L’un me dit « il en voulait 100 000 Francs il y a dix ans de ça » un autre rajouta « n’arrivant pas à la vendre il a baissé le prix à  50 000 Francs » c’est alors qu’une petite voix dit « comme il n’arrive pas à la vendre, il parle de la donner à la commune » et bing !  J’entrevoyais un truc pas possible, tellement l’intérêt d’une transaction devenait irrémédiable.

Je leur dis, « alors vous connaissez bien entendu le propriétaire, j’aimerais le rencontrer ». Les gens me répondirent en cœur c’est Monsieur Dubois, il a hérité de cette maison mais il habite à plus de 80 Km d’ici. « Puis-je lui téléphoner ? » il y avait parmi eux, l’épouse du maire de la commune qui me proposa d’aller chez elle pour consulter le bottin et l’appeler…

Je rentrais en contact avec ce numéro, l’épouse du propriétaire me répondit, je lui expliquais alors brièvement l’objet de mon appel. Après une courte discussion, elle m’apprît qu’il fallait voir son mari qui ne rentrais qu’à 19 heures, je sautais tout de suite sur l’occasion en lui disant « eh bien Madame, ça tombe très bien, je dois me rendre ce soir à côté de chez vous, permettez-moi de faire un petit crochet pour rencontrer votre mari, mais est-ce possible ce soir ? »  « Oui bien sûr »  me répondit elle, alors à ce soir ! Je prenais congé des villageois, sans oublier de les remercier pour leur attitude très sympathique.

Je reprenais ma voiture (bien sur je ne devais pas aller ce soir dans leur coin, mais pour une affaire de la sorte j’étais prêt à faire des kilomètres). Pendant le trajet je commençais à mettre en place dans ma tête l’attitude que j’allais avoir avec le dit propriétaire. Après une réflexion, comme il voulait la donner à la commune, je me proposais de lui en donner 4000F. J’entrevoyais déjà l’affaire du siècle !

J’arrivais chez lui, je rencontrais enfin le dit propriétaire, après des banalités, sur le temps, sur mon job, sur le sien (retraité de la banque ou il avait été directeur d’agence), il m’offrit l’apéritif et au bout d’un moment qui a du durer une demi-heure, il me dit : « alors Monsieur, qu’est ce qui me vaut le plaisir de votre visite ». Eh bien, cher Monsieur, je voulais vous parler de votre propriété situé à Bossarnet et vous faire une offre d’achat. En tant que vendeur (c’est mon métier), je sortais de ma mallette une feuille en lui disant Monsieur je vais vous expliquer ma démarche, je vais vous faire deux colonnes sur ce papier, l’une ou je noterai ce qui est à refaire dans cette maison et l’autre ce qui est en bon état.

Alors bien sûr, je suis resté sur la première colonne ou je n’arrêtais pas de trouver ce qui n’allait pas ; les portes, les fenêtres, le sol, la vétusté du chai pas exploitable, le toit, les cheminées, et et… Il me fixa et me dit « mais vous m’en donnez combien ? ». Alors là, devant ce grand type à l’air sérieux, le 4000F est resté coincé dans ma gorge et je lui disais « 5000F Monsieur », il me dévisagea (je craignais à ce moment-là,  qu’il me retourne une baffe, imaginant que je me moquais de lui !  moi, oh !) et me dit « d’accord 5000 et une caisse de vin, mais vous payez les frais de notaire » j’avais judicieusement eu l’occasion de lui signaler dans notre conversation que je vendais des vins de propriété (jaquarri.fr). Je faisais alors semblant de réfléchir pour lui répondre, « oui d’accord » je m’en occupe et je prenais congé, apparemment conscient d’avoir fait une affaire miraculeuse, mais il me restait encore, à avoir l’avis d’un professionnel du bâtiment, afin de savoir si le jeu en valait la chandelle…

Je partais donc et me dirigeais chez un pote entrepreneur de maçonnerie qui habitait un petit bled près de chez moi. Il se faisait 20H30, son épouse me reçut et me dit « Jacques n’est pas rentré, mais restez manger nous allons l’attendre » Ah, bee d’accord ! C’est alors que j’entendis sa voiture, je me précipitais dehors en lui disant « n’arrêtez pas le moteur, on y va, j’ai une baraque à vous montrer, j’aimerais connaître vos impressions » pour toute réponse il me dit « fait pas chier, on mange d’abord on ira après, ta baraque elle ne veut pas s’envoler ! ». Bon d’accord….

Vers 22 heures 30 nous arrivions dans le village de Bossarnet pour voir cette maison, j’allais chez le voisin qui avait la clef, il dormait, le bruit de la sonnette le réveilla et il apparut l’air pas très aimable à une fenêtre du premier étage, en le voyant je lui dis « c’est le Monsieur qui est passé cette après-midi pour la maison, pouvez-vous s’il vous plaît, me donner la clef, j’ai certaines choses à y voir… » il me répondit « bien d’accord, vous n’aurez qu’à la reposer dans la boite aux lettres » je me suis alors pensé « heureusement qu’il y a encore de bonne pâte pour réagir ainsi » !

Et nous rentrâmes dans la dite maison, il scrutait tout, en professionnel qu’il était, et me dit « tu as l’eau et l’électricité, achète c’est le prix des branchements ». Je devenais ainsi entièrement confiant dans l’achat miraculeux de ce bien.

Nous revenions en discutant de tout et de rien, quand il me dit « as-tu fait un sous seing » qu’est- ce que c’est que ça, lui dis-je : « C’est un acte privé qui te permet de réserver, moyennant dix pour cent de la valeur, la vente exclusive du bien ». Ah bon lui dis-je, je m’en occupe demain !

Arrivé chez lui, nous nous séparâmes, et je rentrais à la propriété ou ma mère qui n’était pas encore couchée, elle avait reçu des amis qui venaient juste de partir, me dit (parce qu’elle me connaît bien, c’est en partie normale c’est elle qui m’a fait) : tu as l’air comblé qu’as-tu fait encore ? Maman je suis sur un coup de maison qui me paraît valable ! Fait attention me dit elle ! Ah ces mères. Un Homme pour une mère reste toujours un enfant, ça doit être comme ça chez beaucoup de gens. J’allais me coucher en pensant au lendemain !

Debout à 6 Heures, toilette et petit déjeuner, je repartais vers 8 Heures, pour aller voir un ancien camarade de classe (avec qui nous étions au fond de l’étude (à l’internat dans un lycée) à manier le verbe…) devenu notaire (il avait pris la succession de son père) pour qu’il me fasse un sous seing. J’y arrivais vers 9H. Il était en rendez-vous, il accepta malgré tout, de venir voir (suite à l’intervention de la secrétaire avec qui j’avais eu quelques années auparavant…) ce dont j’avais besoin. Christophe lui dis-je, « je suis sur un coup, il faudrait que tu me fasses un sous seing » après s’être fait un peu prier (c’est normal pour un notaire de province, et puis on ne se voyait pas très souvent…) il dit à la secrétaire « Roselyne, vous lui faites un sous seing », et se tourna vers moi et me dit « tu vas avoir ton contrat et tu me tiens au courant, bon j’y reviens je suis sur une succession importante, allez salut à bientôt » Roselyne me remit le contrat, nous nous embrassâmes et je repartis, content de moi.

Il me fallait appeler maintenant M. Dubois qui était encore le propriétaire de la maison : « Oui, bonjour Monsieur, mon notaire me signale que nous devons signer un contrat de réservation de votre maison, et je dois vous verser 10% de l’achat, puis je passer ce soir pour faire la transaction ? » « sans problème me répondit-il »

J’y revenais le soir même, et, écoutez, bien, j’ai réservé ce bien avec un chèque de 500 balles, ça devenait du délire !

Réservation faîtes je pris rendez-vous avec le camarade notaire pour acheter légalement cette baraque…

Le jour arrivait, nous nous retrouvions devant lui ..  Après nous avoir lu le contrat de vente, le Notaire me regarda et me dit « Monsieur Jaquari afin de concrétiser cet acte, vous devez maintenant  4500F à  Mr. Dubois ici présent »,  j’enchaînais aussitôt en me tournant vers  Mr. Dubois et lui dis « Monsieur, vous n’attendiez pas après cette vente, j’ai de grosse sortie professionnelle actuellement, si vous le permettez je vais vous faire deux chèques, le premier pour maintenant et le deuxième pour dans 15 jours » j’avais déjà sorti mon carnet et avant qu’il est pu approuver je commençais à rédiger les chèques. Il me remercia et empocha les deux papiers. Oui je sais ce n’est peut-être pas la meilleure manière de se grandir, mais ce fut ma technique pour étaler le paiement.

Puis nous prîmes congé, sans avoir échangé quelques mots en particulier avec le camarade notaire, il me rétorqua : « alors là Jaquari, bravo ! Je n’ai jamais vu ça ». Conscient d’avoir fait une bonne affaire, je partais retrouver la demeure qui était maintenant à moi… sans oublier de dire au notaire, « tu passeras m’en faire une estimation légale, pour la produire à cet escroc de banquier »…

Je reprenais alors contact (bien que nous soyons souvent ensemble) avec mon pote l’entrepreneur, pour lui demander de m’établir un devis des travaux à effectuer ; ce qu’il me fit dans les quinze jours.

J’en suis resté l’heureux propriétaire pendant cinq ans, j’écrirais une nouvelle brève pour vous raconter comment s’est passé ma vie dans ce qui allait devenir le « domaine de Bossarnet ». Je n’oublierai jamais cet épisode de ma vie, qui fût, vous devez vous en douter, merveilleux…

La fameuse Anne-Marie

         La demie sœur de Natacha, Anne marie me fut présenté, et tout de suite un petit courant passa entre nous (oui petit c’est le mot…). Cette dame ne me déplaisait pas, mais je la sentais, par sa manière de parler et de présenter les choses, aussi manipulatrice que sa demi sœur ; cette manière de faire me rappelle assez les vendeurs des années 80, mais de nos jours nous sommes passés à un autre stade de la manipulation, enfin on ne se refait pas… !

                Nous avons passé tous les dimanches ensemble, pendant un mois, comme elle, très active, nous ne perdions pas de temps à trop manger pour le déjeuner, encore moins pour la ripaille, nous nous remettions rapidement au boulot (débarrasser le terrain de vieilles souches, refaire le stock de bois pour la cheminée, constituer un passage avec des pierres plates le mieux alignés possible), c’est le bonheur pour moi, elle arrive même à me faire croire à son amour…

Je n’aurai pas grand chose à dire sur cette dame, qui, bien que la demie sœur de l’avocate (style copié collé mal fini) ne paraissait pas issue du même milieu sociale, elle semblait jouer le rôle d’une dame bien ; en effet, elle, logique scientifique et technicienne (rien que d’écrire ces mots cela me hérisse le poil tellement c’est le contraire de mon caractère ; petites aventures, rêveur, romantique…), secrétaire médicale de profession, elle chercha tout de suite à m’impressionner… oui bof ! Il faut malgré tout, se lever tôt pour m’impressionner. Cela ne commençait pas très bien entre nous, mais faut voir…

                Quand l’avocate lui dit que j’étais père de quatre enfants, elle prit une mine sérieusement déconfite, j’appris par la suite qu’elle n’aurait pas pu en avoir physiquement ou qu’elle n’en voulait pas avec son mari du moment (divorcé quatre fois) ou qu’elle avait préféré ne pas avoir d’enfant pour se consacrer entièrement à ses études, je n’ai jamais tellement compris ces explications (qu’elle ne me devait pas, de toute manière… !). Des mecs elle a du en passer, ne serait ce que pour se venger de n’avoir jamais été mère… Dire que nos propres enfants payent la retraite de gens de cet acabit, cela ne me révulse et ne me dégoûte même pas, je suis complètement indifférent devant ces situations peu enviables, chacun à sa place…

                Au lit ce n’était vraiment pas ça, la pudeur m’empêche de raconter ce qui s’est passé. Je décidais donc de laisser pourrir la situation, au détriment de Maryvonne qui me paraissait un parti tout ce qu’il y a de plus intéressant.

                Anne Marie jouant elle aussi au tarot (niveau compétition) elle m’appelait certains soirs pour me signaler qu’elle ne rentrait pas chez elle parce qu’elle restait chez des amis pour souhaiter un anniversaire (tu parles…! elle devait partager le lit de n’importe qui, dans ces conditions comment notre relation pouvait elle perdurer… d’ailleurs elle se tapait même le vieux jardinier…).

                Un jour après avoir reçu ses frères et sœurs à son domicile, auquel j’avais participé à le rendre plus accueillant, je n’étais pas invité, cela va de soi au milieu de gens matuvus d’une droite dure et sans complexe (comme bois des robins qui prend aux pauvres pour donner aux riches…), elle me proposa, suite au coup de fil que je lui passais, d’arrêter notre pseudo relation amoureuse (pseudo parce qu’il n’y avait rien d’intéressant entre nous de ce coté là…). Moi, passé Maître dans l’art des situations troubles, je lui demandais de me laisser une nouvelle chance, pour toute réponse, ce fut NON je t’avais déjà prévenu. Bravo, c’était fini…

Certains diraient que tout l’art du violoniste est là …

                Encore une histoire merveilleuse, qui me laissera de très bons souvenirs bien que plein de mensonges, de tromperies, et et …

Cela me permettait d’entrevoir une histoire avec Maryvonne…

Je vous la raconte prochainement, une femme apparemment sincère, franche et douce, tout le contraire du toubib…

L’escroc- l’avocat – la banque

 

Cette histoire commence il y a une quinzaine d’année lorsque Martine perdît son époux (décédé d’une maladie professionnelle).

Martine très touchée et complètement désabusée, tomba alors entre les mains d’un escroc : vous savez le genre de type (sans grande envergure) qui n’hésite pas à profiter du malheur d’autrui pour gagner (ou voler) de l’argent qui n’a effectivement pas d’odeur… Mais alors, face à ce genre de minable individu, qui est le donneur d’ordre, qui se cache derrière lui ?

Donc cet escroc de bas étage lui fît promesses sur promesses (toujours anonymement bien entendu, téléphone avec numéro injoignable ou internet avec adresse IP introuvable), des photos avec celle d’un bel homme sur les plages de côtes d’Ivoire (dans le style d’une photo de magazine) qui n’était donc pas lui (certainement planqué derrière son bureau à Paris… pour faire ses mauvaise actions)… Individu de peu de convictions morales, Mais alors qui est le donneur d’ordre ?

Avec ses belles paroles, l’individu lui fît remettre 100 000 euros qu’elle dût emprunter à une banque (qui ne se fît pas prier, sans trop chercher à savoir ce qu’elle voulait en faire et bien sûr sans trop de justificatif…) en prenant soins de lui faire engager sa maison comme caution (maison de famille qu’elle avait rachetée à ses grand parents, il y a une trentaine d’année)

Bien qu’elle est une bonne pension de retraite, au bout de 18 mois elle avait des difficultés à rembourser plus de 2000 euros par mois.

Certainement à la grande satisfaction du prêteur, elle était complètement prise au piège, Mais alors qui est le donneur d’ordre ?

Elle décida alors de déposer une plainte auprès de la gendarmerie, ceux-ci se renvoyèrent la balle de bureau en bureau (du département 28, c’est passé au 45, pour aller dans le 21, puis le 75, etc… certains parlaient même d’Interpol : Organisation internationale de police criminelle), pour en finir Mme le procureur clôturait l’affaire, sans intérêt à ses yeux : par obligation législatif on se doit de respecter cette décision… Même si cela paraît inconcevable aux yeux de l’être « lambda ».

Ce qui devait arriver arriva, grâce à la loi, le prêteur engagea une procédure judiciaire (petit à petit l’escroc ne l’appelait que de moins en moins, il avait fait son job minable, jusqu’à ce qu’il ne la joigne plus…).

Conseillé par une de ses connaissances, elle rentrait en contact avec un Avocat, mais elle aurait bien dû se douter qu’un buveur d’eau (ancien alcoolique) qui l’envoie vers un autre buveur d’eau (transporté par d’obscure conviction religieuse) que cela ne pouvait rien donner de bon ! (alors que notre pape « François » remet la religion sur les rails du 21em siècle, rappelons-nous de la célèbre phrase du pape J. Paul ll: « A la crise de la civilisation il faudra répondre par civilisation de l’amour fondée sur les valeurs universelles de paix, de solidarité, de justice et de liberté »… Mais ce n’est pas le même clan évidemment !…). 

Cette affaire passa devant le tribunal durant la période où elle était très fatiguée, ce qui ne lui permît pas de se rendre au tribunal le jour de leur convocation.

L’avocat ne réussit pas à le faire entendre au tribunal (bien qu’il y est eu des certificats médicaux)  puisqu’elle n’avait pas prévenu avant (bien sûr, mais on est jamais malade sur rendez-vous, comme ils ont semblé le penser). C’est très compréhensible, car cet avocat avait bien plus à gagner pécuniairement à perdre au profit d’une banque qui pourrait peut-être le rémunérer pour service rendu… que de faire valoir les droits d’une honnête Femme complètement perdue (citons la phrase de SENEQUE reprise par Pierre CORNEILLE ; à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire…)

Un expert fût mandaté pour estimer la maison et fixer le prix à la barre, le jour venu.

La maison qu’elle avait fait estimer parallèlement (quelques mois avant que cette malheureuse affaire n’éclate) l’avait été à 130 000 euros, par l’agent immobilier indépendant dûment mandaté.

Avant de la proposer au tribunal un huissier fût chargé de la faire visiter aux acquéreurs intéressés pour un prix de vente de 30 000 euros (les profiteurs sans scrupules pouvaient faire ainsi une très bonne affaire). Le jour de la visite, ils se sont retrouvés à  cinq personnes, tous avec de très belles voitures (preuve d’éblouissement de gens sans trop de besoin… Oui enfin !).

Le jour fatal (barre du tribunal), un des cinq visiteurs l’a racheta à 38500 euros  Mais alors qui est le donneur d’ordre ?

Convaincue qu’elle s’était complètement fait avoir, elle chercha à savoir qui était l’acheteur, c’était un jeune Homme propriétaire (oui enfin !) de trois magasins de chaussures dans le secteur. Ils se sont téléphonés (ne serait-ce que pour fixer la date de la remise des clefs), elle en a profité pour le faire parler, il ne se fît pas prier (comme les gens qui ne sont rien, et à qui on permet de parler d’eux …) : ravi de faire remarquer qu’il était venu le jour de la visite de la maison en MERCEDES (s’il en était là, c’est qu’il ne pouvait être qu’un prête-nom), il lui dit qu’il n’y connaissait rien que tout était entre les mains de la banque qui s’occupait de tout. Un prête-nom vous dis-je ! La définition du dictionnaire pour le prête- nom est très claire: désigne la personne, physique ou morale qui, aux yeux des tiers, semble être l’associé apparent de la société. En réalité, le prête-nom n’agit pas pour son compte propre. Il agit pour le compte d’une autre personne qui ne veut pas divulguer son identité et souhaite rester anonyme pour diverses raisons. Les profiteurs ont vraiment de beaux jours devant eux !

Mais cette affaire ne s’arrête pas là : la banque qui lui avait prêté 100000€ ne récupérait plus que 38500€ (l’argent de la personne qui avait acheté la maison à la barre du tribunal) plus les sommes qu’elle leur avait déjà versées, mais encore, sans aucun scrupule la banque se retournait contre elle, pour lui faire payer la différence. L’avocat qui lui avait pris cher (voire, très cher) serait alors intervenu pour faire annuler cette procédure de remboursement pour abus…

Serait-ce la donneuse d’ordre comme le disent certaines mauvaises langues ?

Alors méfiez-vous, de ces gens bien habillés (ils ne sont souvent qu’endimanchés, comme on dit chez nous) et profitent de leur condition sociale, bien qu’intellectuellement très pauvres (mais nous le répétons « CE QUI BRILLE EBLOUIT, ET CE QUI EBLOUIT REND AVEUGLE »).

A Vous de voir !

Mme la Maire, les inondations et les cons…

 

Dans les années 2000 le climat commençait a sérieusement se modifier et se bouleverser. Cette brève n’est pas une complainte mais bien plus une CONstatation.

Dans le midi, depuis déjà quelques années, ils bétonnaient ou bitumaient les sols (et ça éblouit surtout les neus-neus ; « ce qui brille éblouit mais ce qui éblouit rend aveugle », et c’est la « cata »).

Donc, la pluie qui tombe ruisselle par obligation et ne s’infiltre plus, créant ainsi des inondations… Un très grand malheur s’abat sur les habitants touchés, pendant que les faiseurs de ce malheur se goinfrent de prestige et de fric…

Si cela s’arrêtait là nous pourrions plaindre les victimes, venir à leur secours voire interdire de professer ces faiseurs de ce malheur… Mais, mais c’est oublier la naïveté des gens !…

C’est là ou mon copain Jacques voit le début de ses ennuis (dans les années 2019), (qui vend des produits de qualité : vous savez les produits qu’une trop grande partie des gens délaissent au profit des imitations qui n’ont aucun intérêt), son commerce est situé à une centaine de kilomètre de Paris. Le maire actuel de cette commune est une haute fonctionnaire à la retraite (elle fait beaucoup de promesses qu’elle ne tient évidemment pas … ! Certaines mauvaises langues disent même qu’elle est trop occupée avec le beau secrétaire de mairie, enfin…). Mais ne nous égarons pas !

Pour en revenir à la pluie, son établissement  fût inondé voilà quelques temps pour la première fois, Jacques ne fit pas d’esclandre en se disant c’est exceptionnel !

Mais peu après RE INNONDATION : c’est alors que Mme la Maire de passage devant chez lui (accompagné de son fidèle J-C, ne vous égarez pas à votre tour ce n’était pas Jésus Christ, mais bien plus son fidèle conseiller âgé de plus de 33 ans, lui…) qui a voulu justifier sa présence en disant c’était une situation exceptionnelle (oui pour une fois, mais à partir de deux sur une courte durée ce n’est plus exceptionnelle). En repartant Mme la Maire lui a dit « On en reparle », oui bof ! Jacques comprenait alors qu’elle n’en avait rien à faire et qu’elle se débarrassait maladroitement de cette conversation

Il paraît même que certains de ses voisins lui auraient dit « vous n’êtes pas assez important pour qu’elle fasse quelque chose pour vous», ce n’est pas beau ça ! Jacques et moi, nous sommes fait la réflexion : ici on est comme dans le midi, ils bloquent toute la nature et en plus les gens les remercient en votant pour les « fachos ». Ah le centre ! Il y a vraiment du boulot à faire…

 

Jacques m’avait demandé de ne pas en parler dans mes brèves pour laisser le temps à Mme la Maire de réagir (le connaissant je sais que ce n’est pas de la naïveté de sa part, mais bien plus du respect, envers Mme la Maire, le respect, ce mot n’est plus connu, pourtant sur le fronton de nos mairies il y a toujours heureusement marqué « LIBERTE EGALITE FRATERNITE » certains devraient se poser des questions (voire y réfléchir)  mais à quoi bon : LES CONS RESTENT DES CONS, et on les reconnaît facilement, d’ailleurs ils courent les rues…

 

Quelques mois sont passés, nous publions finalement cette brève pour vous informer et vous inciter à le faire savoir par votre vote…

Lise

 Je sortais du bureau de poste vers 15H. je me dirigeais vers mon véhicule, en passant à coté d’une voiture ou la conductrice me semblait en pleine discussion au téléphone, quand j’entendis klaxonner et je vis alors la dame qui me parut agréable, me faire des signes pour m’appeler, moi digne et droit dans mes booths je ne répondais pas à ça ; c’est alors que la porte s’ouvrit, et une voix suave me dit « Adi » : troublé, car je n’accorde pas à beaucoup de personne le privilège de m’appeler par le diminutif de mon prénom, je m’approchais et elle poursuivit « tu ne me reconnais pas ?». La belle dame emmitouflée dans un splendide manteau, c’était l’hiver, le visage protégé par un magnifique foulard, le souleva et là bing ! Je reconnaissais Lise…

         Je vais donc vous conter l’histoire avec Lise :

Il y a environ un an, je décrochais un rendez vous avec un client, délicat et difficile en affaires , chez qui je faisais la connaissance de sa belle sœur ; une jeune dame charmante pour qui j’avais un certain intérêt, bien que je ne donnais pas l’impression d’y apporter de l’importance, car je sais qu’il ne faut pas mélanger le professionnel et le privé, (j’ai eu l’occasion de le vérifier maintes fois, même à mon détriment), là j’entrevoyais un truc (ça ne se définit pas, c’est juste de l’instinct…).

  A un moment, le fameux client avec qui je venais de passer un contrat, s’absenta pour aller chercher des documents et son carnet de chèques, qu’il mît un moment à trouver. Nous nous sommes retrouvés seul (Lise et moi) au moins dix minutes, pendant lesquels la conversation  s’établit ; elle était très bavarde, elle me racontait sa vie (son divorce récent, sa maison, sa voiture)… Quand soudain, je ne sais même plus pourquoi je lui dis : « après votre beau frère, je n’ai plus personne à voir de la soirée, permettez moi de vous offrir un pot au pub qui est au coin de la rue ». Est ce parce qu’elle avait trouvé en moi, une oreille attentive pleine de compréhension, qu’elle me répondit « Vous avez presque fini de tout manière, j’allais partir, je vais vous attendre au pub à coté, à toute à l’heure », elle me tendit la main, pris son manteau et quitta la maison, sans oublier de saluer sa famille. Qu’est ce qui va m’arriver encore ! Sans chercher les situations illogiques, je les trouve…

Le client revînt et se sentit obligé de me parler de sa belle sœur. « Ah la pauvre fille elle n’a pas eu de chance et…..) Il en remettait une couche, les mêmes jérémiades que la belle sœur, moi discret et gentleman je me contentais de hocher de la tête… Ca durait, ça durait, je n’arrivais pas à trouver la feinte ou l’argument pour prendre congé, quand enfin au bout d’une demie heure il s’essouffla, le débit de la succession des mots devenait moindre, j’en profitais alors pour prendre congé.

Il fallait que je me dépêche, j’imaginais que l’autre sauterelle ne m’aurait pas attendu. Je rentrais au pub, saluais le patron (un ancien camarade de classe de notre sud ouest, venu se perdre ou se changer les idées dans cette région qui devenait peu à peu notre région d’adoption, mais on n’oublie pas le rugby les copains et, et…), je dus alors constater avec émerveillement que Lise m’attendait, quelle joie, j’étais vraiment ravi, je m’approchais de sa table me confondant en excuse pour mon retard, et je m’installais avec elle (le patron du pub me fit alors un clin d’œil de combine, je lui répondit simplement par un petit sourire; non mais! de quoi il se mêle le copain, même si, bon d’accord !).

Installé confortablement dans ce pub, après des mots courtois et plein de bon sens, nous avons trouvé rapidement l’atmosphère pas très adéquat à des relations amicales, voir plus…

Nous décidions donc d’aller chez moi (enfin à mon dépôt), partager un verre de bon vin, je la sentais malgré tout, pas indifférente aux épicuriens que nous sommes. Chose dite chose faite, nous nous y retrouvions une demie heure après.

Et là j’entrevoyais un autre genre de minette, discrète sensuelle sensible ayant de la conversation, à mon écoute, je lui proposais de déguster un St Emilion grand cru (propriété situé à coté de l’église du dit pays, moi quand on me branche vin je suis intarissable), elle savait faire, elle faisait tourner le nectar dans le verre, elle humait, puis elle savait le faire rouler sur son palais ; encore une nana bien élevée… elle employait des mots pour définir ce cru, qui m’étonnèrent, dans ce milieu de gens du centre qui ne parlent que de boire du vin mais qui ne savent pas déguster nos produits …

Passée une heure à parler de vin, elle allait prendre congé, quand elle me dit « c’est à mon tour de vous inviter, je vous propose de venir chez moi le dernier week end du mois, vous n’aurez qu’à apporter quelques bonnes bouteilles et je vous ferais de bons petits plats », c’est alors qu’avec un large sourire je lui répondis « eh ben d’accord ».

Les jours passaient, j’oubliais presque cette histoire, quand le vendredi le téléphone sonne, je réponds, j’entends une voix me dire : « oui bonjour c’est Lise, c’est toujours d’accord pour demain ». Elle me prenait alors de cour, je répondis « oui bien sur », je ne savais plus comment gérer ce week end qui me paraissait prendre une tournure pas très évidente, mais enfin on ne rejette jamais l’invitation d’une belle femme.

J’arrivais donc vers 20 heures chez elle, pour dîner, avec deux bonnes bouteilles de notre propriété. Après une visite sommaire, de son pavillon, elle me montra la chambre au sous sol qu’elle m’avait réservée, voulant m’éviter de reprendre la route après un repas bien arrosé (ces lois contre les gens qui prennent le volant après avoir abusé de l’alcool ont quand même du bon. Elles permettent de réduire les accidents et donnent un prétexte pour rester coucher…).

Bon c’était pas mal, ça s’annonçait bien, mais quelle histoire ! …

Nous nous retrouvâmes dans le salon ou elle m’invita à poser ma veste, je me retrouvais en chemise, elle, nue sous son chemisier, c’était… Bon.

Nous partagions un bon faisan qu’elle avait bien préparé, après ce fut un délicieux, St Nectaire, puis un café italien, nous partîmes discuter sur le canapé. Son chemisier entrouvert, j’entrevoyais une poitrine…je vais passer tous les détails, et pour finir nous allions (même pas nous recueillir !) dans son lit…

Le lendemain, un dimanche, le chien se mit à aboyer de façon insistante, elle réagit tout de suite, me disant « viens avec moi » il doit y avoir une bête de prise au piège. En effet, le chien aboyait, près du piége destiné au ragondin qui pullulait sur les bords du cour d’eau qui longeait le jardin au fond de la propriété. Il y avait un col vert qui se débâtait, pris dans la boîte, ne pouvant plus ressortir (les âmes fragiles prière de sauter deux lignes…), elle me dit « penche la boite » ce que je fis, elle en ouvrit la porte plongea sa main dedans pour en retirer l’animal qui se débâtait tellement, qu’elle prit la décision de lui arracher le cou pour qu’il ne souffre pas et me dit « on va se régaler » « oui » lui dis je même pas étonné de la scène, mais elle me surprenait quand même, je ne l’avais pas vu comme ça…

Puis nous rentrâmes poser la bestiole et nous mettre au chaud…

Il se faisait 13H. En guise d’apéro nous prîmes un merveilleux champagne, le plaisir, le bonheur (j’en vois déjà certains se demander mais qu’est ce que c’est ?) et oui nous avons un réel plaisir à déguster (pas à boire ou à picoler comme dans le centre)…

18 heures je repartais, content de ce week end improvisé mais délicieux! Et surtout plein d’imprévu… Ah bientôt !

Bientôt de nouvelles brèves.