Description

Peu banal!

8. Févr., 2015

Qu'est ce que c'est?

Je dépasse maintenant la soixantaine, durant mon enfance et grâce à mon métier, j'en ai vu de toutes les couleurs, ce qui m'a permis de mieux comprendre les gens et apprendre à savoir comment ils fonctionnent intellectuellement.
J'ai donc romancé des histoires qui démarrent sur des faits plus ou moins réels.
J'ai commencé il y a longtemps, je les gardais sous le coude sans savoir si cela pourrait intéresser les lecteurs; ma rencontre avec un écrivain, qui appartient à notre grande "académie Française" m'a incité à le faire. Il a bien voulu me faire l'honneur de lire ce que j'avais écrit, sa réponse fut; "continuez, Balzac n'a t il pas commencer en relatant sa vie". Alors ! ...
Ces histoires appartiennent à des pages; tout droit interdit de reproduction.

Lise

 Je sortais du bureau de poste vers 15H. je me dirigeais vers mon véhicule, en passant à coté d’une voiture ou la conductrice me semblait en pleine discussion au téléphone, quand j’entendis klaxonner et je vis alors la dame qui me parut agréable, me faire des signes pour m’appeler, moi digne et droit dans mes booths je ne répondais pas à ça ; c’est alors que la porte s’ouvrit, et une voix suave me dit « Adi » : troublé, car je n’accorde pas à beaucoup de personne le privilège de m’appeler par le diminutif de mon prénom, je m’approchais et elle poursuivit « tu ne me reconnais pas ?». La belle dame emmitouflée dans un splendide manteau, c’était l’hiver, le visage protégé par un magnifique foulard, le souleva et là bing ! Je reconnaissais Lise…

         Je vais donc vous conter l’histoire avec Lise :

Il y a environ un an, je décrochais un rendez vous avec un client, délicat et difficile en affaires , chez qui je faisais la connaissance de sa belle sœur ; une jeune dame charmante pour qui j’avais un certain intérêt, bien que je ne donnais pas l’impression d’y apporter de l’importance, car je sais qu’il ne faut pas mélanger le professionnel et le privé, (j’ai eu l’occasion de le vérifier maintes fois, même à mon détriment), là j’entrevoyais un truc (ça ne se définit pas, c’est juste de l’instinct…).

  A un moment, le fameux client avec qui je venais de passer un contrat, s’absenta pour aller chercher des documents et son carnet de chèques, qu’il mît un moment à trouver. Nous nous sommes retrouvés seul (Lise et moi) au moins dix minutes, pendant lesquels la conversation  s’établit ; elle était très bavarde, elle me racontait sa vie (son divorce récent, sa maison, sa voiture)… Quand soudain, je ne sais même plus pourquoi je lui dis : « après votre beau frère, je n’ai plus personne à voir de la soirée, permettez moi de vous offrir un pot au pub qui est au coin de la rue ». Est ce parce qu’elle avait trouvé en moi, une oreille attentive pleine de compréhension, qu’elle me répondit « Vous avez presque fini de tout manière, j’allais partir, je vais vous attendre au pub à coté, à toute à l’heure », elle me tendit la main, pris son manteau et quitta la maison, sans oublier de saluer sa famille. Qu’est ce qui va m’arriver encore ! Sans chercher les situations illogiques, je les trouve…

Le client revînt et se sentit obligé de me parler de sa belle sœur. « Ah la pauvre fille elle n’a pas eu de chance et…..) Il en remettait une couche, les mêmes jérémiades que la belle sœur, moi discret et gentleman je me contentais de hocher de la tête… Ca durait, ça durait, je n’arrivais pas à trouver la feinte ou l’argument pour prendre congé, quand enfin au bout d’une demie heure il s’essouffla, le débit de la succession des mots devenait moindre, j’en profitais alors pour prendre congé.

Il fallait que je me dépêche, j’imaginais que l’autre sauterelle ne m’aurait pas attendu. Je rentrais au pub, saluais le patron (un ancien camarade de classe de notre sud ouest, venu se perdre ou se changer les idées dans cette région qui devenait peu à peu notre région d’adoption, mais on n’oublie pas le rugby les copains et, et…), je dus alors constater avec émerveillement que Lise m’attendait, quelle joie, j’étais vraiment ravi, je m’approchais de sa table me confondant en excuse pour mon retard, et je m’installais avec elle (le patron du pub me fit alors un clin d’œil de combine, je lui répondit simplement par un petit sourire; non mais! de quoi il se mêle le copain, même si, bon d’accord !).

Installé confortablement dans ce pub, après des mots courtois et plein de bon sens, nous avons trouvé rapidement l’atmosphère pas très adéquat à des relations amicales, voir plus…

Nous décidions donc d’aller chez moi (enfin à mon dépôt), partager un verre de bon vin, je la sentais malgré tout, pas indifférente aux épicuriens que nous sommes. Chose dite chose faite, nous nous y retrouvions une demie heure après.

Et là j’entrevoyais un autre genre de minette, discrète sensuelle sensible ayant de la conversation, à mon écoute, je lui proposais de déguster un St Emilion grand cru (propriété situé à coté de l’église du dit pays, moi quand on me branche vin je suis intarissable), elle savait faire, elle faisait tourner le nectar dans le verre, elle humait, puis elle savait le faire rouler sur son palais ; encore une nana bien élevée… elle employait des mots pour définir ce cru, qui m’étonnèrent, dans ce milieu de gens du centre qui ne parlent que de boire du vin mais qui ne savent pas déguster nos produits …

Passée une heure à parler de vin, elle allait prendre congé, quand elle me dit « c’est à mon tour de vous inviter, je vous propose de venir chez moi le dernier week end du mois, vous n’aurez qu’à apporter quelques bonnes bouteilles et je vous ferais de bons petits plats », c’est alors qu’avec un large sourire je lui répondis « eh ben d’accord ».

Les jours passaient, j’oubliais presque cette histoire, quand le vendredi le téléphone sonne, je réponds, j’entends une voix me dire : « oui bonjour c’est Lise, c’est toujours d’accord pour demain ». Elle me prenait alors de cour, je répondis « oui bien sur », je ne savais plus comment gérer ce week end qui me paraissait prendre une tournure pas très évidente, mais enfin on ne rejette jamais l’invitation d’une belle femme.

J’arrivais donc vers 20 heures chez elle, pour dîner, avec deux bonnes bouteilles de notre propriété. Après une visite sommaire, de son pavillon, elle me montra la chambre au sous sol qu’elle m’avait réservée, voulant m’éviter de reprendre la route après un repas bien arrosé (ces lois contre les gens qui prennent le volant après avoir abusé de l’alcool ont quand même du bon. Elles permettent de réduire les accidents et donnent un prétexte pour rester coucher…).

Bon c’était pas mal, ça s’annonçait bien, mais quelle histoire ! …

Nous nous retrouvâmes dans le salon ou elle m’invita à poser ma veste, je me retrouvais en chemise, elle, nue sous son chemisier, c’était… Bon.

Nous partagions un bon faisan qu’elle avait bien préparé, après ce fut un délicieux, St Nectaire, puis un café italien, nous partîmes discuter sur le canapé. Son chemisier entrouvert, j’entrevoyais une poitrine…je vais passer tous les détails, et pour finir nous allions (même pas nous recueillir !) dans son lit…

Le lendemain, un dimanche, le chien se mit à aboyer de façon insistante, elle réagit tout de suite, me disant « viens avec moi » il doit y avoir une bête de prise au piège. En effet, le chien aboyait, près du piége destiné au ragondin qui pullulait sur les bords du cour d’eau qui longeait le jardin au fond de la propriété. Il y avait un col vert qui se débâtait, pris dans la boîte, ne pouvant plus ressortir (les âmes fragiles prière de sauter deux lignes…), elle me dit « penche la boite » ce que je fis, elle en ouvrit la porte plongea sa main dedans pour en retirer l’animal qui se débâtait tellement, qu’elle prit la décision de lui arracher le cou pour qu’il ne souffre pas et me dit « on va se régaler » « oui » lui dis je même pas étonné de la scène, mais elle me surprenait quand même, je ne l’avais pas vu comme ça…

Puis nous rentrâmes poser la bestiole et nous mettre au chaud…

Il se faisait 13H. En guise d’apéro nous prîmes un merveilleux champagne, le plaisir, le bonheur (j’en vois déjà certains se demander mais qu’est ce que c’est ?) et oui nous avons un réel plaisir à déguster (pas à boire ou à picoler comme dans le centre)…

18 heures je repartais, content de ce week end improvisé mais délicieux! Et surtout plein d’imprévu… Ah bientôt !

Charmante LAURE

En ce lundi matin du mois de janvier, j’étais au bureau, j’étais levé depuis 5 heures, je n’avais pas encore fait mes ablutions, je « glandais » comme souvent ce jour de la semaine, trouvant toujours un peu d’administratif à faire, quand le téléphone sonna, toujours tranquillement je décroche, et là, heureusement que j’étais assis, une voix mais alors une voix, vous savez celle qu’on a envie d’entendre tellement le ton est harmonieux, et qui me laissa présager d’un sérieux canon au bout du fil « oui vous êtes bien Monsieur … je suis Laure une amie de votre sœur qui m’a proposé de vous appeler car nous pourrions avoir éventuellement des accords professionnelles à envisager… » (tu parles avec la nana qui se dessinait dans ma tête au son de sa voix, mon instinct de dragueur des années 70, me laissa tout d’abord complètement pantois et interrogateur, mais j’avais vraiment envie de la connaître, savoir aussi, si ce que j’imaginais était à la hauteur de ce que j’entendais…).

   Après un échange d’arguments, certains étaient complètement bidons, on n’abuse pas comme ça un vieux vendeur, mais je voulais absolument la connaître, cela devenait primordial pour moi. Nous décidâmes d’un commun accord, comme 200Km nous séparaient de nous rencontrer au milieu de ce parcours (100Km chacun, vous suivez, il ne faut pas perdre le fil, car ça va se corser) dans un restaurant que je fréquentais il y a 10 ans environ, et le rendez vous fût fixé pour le week-end suivant.

    Pour nous reconnaître, je lui dis c’est simple, « je n’aurais pas un nœud papillon et une rose à la main, mais je vous attendrai devant mon véhicule qui est rouge immatriculé en 24, je suis grand de taille, vous ne pouvez pas vous tromper ».

   Puis nous raccrochâmes, et je partis alors, dans mes appartements prendre une douche et je pensais à la belle inconnue qui m’avait appelé quand soudain une idée me traverse l’esprit (non pas une idée mais l’idée géniale) ; je vais la rappeler pour lui proposer d’avancer le rendez vous, en fin de matinée. Croyez-moi, j’aime bien prendre mon temps sous la douche, mais là je devenais impatient de la joindre.

   Eh bing ! Je la rappelle, et suite à ma proposition, elle me répond « oui si vous voulez, donc à tout à l’heure » ah j’étais ding ! Qu’est ce qui allait encore m’arriver, je cherche sans doute inconsciemment ce genre de situation tout ce qu’il y a de plus imprévu, mais j’adore.

   Moi bien sur, gentleman dans ma tête, j’arrive souvent une heure en avance (c’est tout moi j’ai horreur d’attendre un rendez vous donc je ne fais pas attendre ; ça me fait penser qu’avant hier j’avais rendez-vous avec une représentante en fourniture de bureaux, elle est arrivée avec 10 minutes de retard « excusez moi et bla bla… » je l’ai jeté et je me suis servi ailleurs ; NON MAIS qui c’est le patron !)  pour reconnaître les lieux (ce doit être l’instinct de certains vendeurs). Je n’arrivais pas à trouver ce dit restaurant, pourtant j’étais sur de mon coup, je décidais de m’arrêter dans une pharmacie pour les interroger et savoir ou était ce dit restaurant, pour toute réponse le pharmacien me dit « oui il y avait bien un resto ici, mais il a été détruit voilà deux ans » Ben v’la autre chose ! Je ne me décourageais pas, j’allais de ce pas attendre au rond point en sortie de ville dans la direction ou je pensais qu’elle allait arriver, elle me verrait sans aucun doute !

   Je vois donc arriver une splendide petite voiture anglaise (vous voyez bien sur de quelle véhicule il s’agit ; alors ça c’est la classe !) je me dis c’est sans doute elle, « putain les mecs », elle fait le tour du rond point pour venir s’arrêter derrière moi, elle sort de sa voiture, je me suis alors pincé pour savoir si je ne rêvais pas, un canon de chez canon, en mini jupe qui laissait dévoiler des longues jambes  admirables, oui admirables c’est le mot. J’ai alors pensé à ma sœur qui avait provoqué cette rencontre et me suis dis « elle me connaît bien et comme elle sait que je me remets difficilement du décès de mon amie Dominique, il y a un an, elle aura voulu sans doute m’aider à en sortir dans ce moment pesant de ma vie ». Je me suis même surpris à murmurer « merci petite sœur ».

   Après des présentations sommaires, déjà une bise, oui entre futurs collègues pourquoi pas !  Nous décidâmes d’aller nous restaurer, lors d’un repas, la convivialité aidant, les présentations seraient plus faciles, alors là je ne m’attendais pas à ça, encore un truc de dingue qui m’arrivait aïe aïe dit.            Elle m’expliqua alors que j’avais du mal comprendre, qu’elle n’était pas dans la même situation professionnelle que moi et qu’elle était infirmière libérale, qu’elle était désolée de ce mal entendu (d’habitude je le prends assez mal, mais là c’était diffèrent et je me mettais déjà à imaginer plein de trucs, tous plus beaux les uns que les autres bien entendu!). La fin du repas arrivait et j’entrevoyais mal, de la quitter comme ça, je lui proposais alors de laisser son véhicule ici, partir à deux dans ma voiture pour lui offrir le café chez moi (les kilomètres, je n’en suis pas avare, ça tombe bien), elle accepta sans oublier de me dire « vous me faites pas le coup, vous me ramenez ici », je fus blessé de cette phrase, comme si moi, je pouvais m’abaisser à des coups minables de la sorte. Enfin !

   En entrant chez moi je la sentis quelque peu déçu, et puis l’atmosphère se détendit grâce à  un bon café et des mots pour rire ou des mots pour faire plus ample connaissance, bref nous échangions plein de belles choses (elle n’était pas sotte l’infirmière, elle avait de la conversation, ça devient tellement rare maintenant, ça me plaisait bien !), nous permettant ainsi de mieux nous connaître.

   Je ne sentais pas encore le coup, donc je me conduisais bien, sans chercher à lui rouler un patin ou à la caresser (c’était pas le genre, je sais il y a des salopes qui n’attendent que ça, mais là ce n’était pas le genre, elle voulait faire connaissance (savoir encore ce que ma frangine lui avait dit de moi) et discuter, puis  nous repartîmes, je la ramenais à sa voiture, pendant le trajet je me creusais la tête pour savoir comment la revoir (merde ! nous n’allions pas en rester là après la belle conversation intelligente que nous avions eu) je ne trouvais pas (moi qui pourtant aligne les idées géniales (oui enfin !) les unes après les autres), mais j’avais passer une très belle journée, la tête rempli de ses mots avec sa voix, nous allions nous dire au revoir, quand…

   Alors là les mecs écoutez bien, enfin lisez bien, elle me fait un petit béco (moi un peu troublé enfin non faut pas exagérer…) elle me dit « je vous ai marqué mon adresse et mes téléphones sur ce papier, je vous propose de venir me rencontrer chez moi le week-end prochain, depuis le décès de mon mari je suis bien seule », que devais je comprendre? Une veuve qui voulait se caser, non c’était pas le genre, qu’est ce que ma frangine lui avait raconté, malgré tout je la voyais frétiller en attente de ma réponse « ah, d’accord lui dis-je » on se tient au courant, on s’appelle, je lui donnais alors quelques bouteilles de champagne, en lui précisant que nous les dégusterions dimanche, et de les mettre au frais quelques heures avant que j’arrive. Puis elle partit en me faisant un petit coucou de la main et je me suis surpris à être triste, que m’arrivait-il ! Des sentiments en vue. Moi ! Enfin si sans doute, même si ça ne dure pas je tombe vite amoureux, et oui on ne se refait pas, je pense à ma mère qui dirait « mon pauvre petit !».

   Puis je revins chez moi, j’étais heureux d’avoir rencontré une femme de cette classe, pas pimbêche, pas matuvu, allant vite à l’essentiel, instruite, mais aussi intelligente, tout comme j’aime les femmes. Ben oui !

   Dans la semaine nous nous sommes appelé au moins une fois par jour, c’était bien fini, le vouvoiement nous en arrivions naturellement au tu. Une fois je l’appelle pour lui signaler qu’il y avait un changement (je voulais en fait voir sa réaction) « ah non !  Me fait pas le coup » me dit elle, m’aimait elle déjà ?  Je jubilais… Je lui dis alors » je ne viens pas samedi soir mais samedi après midi, ça l’a amusé et elle me répondit « mais comme tu veux mon chéri». Non mais franchement, ce n’est pas beau ça ! A mes yeux c’est du délire, quelle joie !  Qu’allait-il m’arriver encore ? Dans ce monde d’escroc ça fait du bien des instants de bonheur.

   Donc le samedi je me dépêchais de fermer le dépôt, les clients étaient très rares, ce n’étaient pas un samedi à parigots (en fait les gens du coin qui possède une résidence secondaire, qui savent déguster ce genre de produits, c’est pas comme une grande partie des gens du cru, qui boivent du vin, enfin !), comme souvent au mois de janvier, aucun regret de ce coté là !

   Malgré ses explications, plus que vaseuses sur la route à prendre une fois sortie de l’autoroute, oui je sais, mais je n’avais pas mon GPS, donc après avoir cherché et après un coup de fil, elle m’attendait au portail. Quelle baraque, pas un simple pavillon, pas un château comme chez nous, mais ce que l’on appellerait une maison bourgeoise.  Nous nous retrouvions !  Nous nous sommes enlacés chaleureusement mais tendrement, elle m’invita à garer ma voiture devant telle grange et à rentrer…

   Etonné je lui dis alors, mais tu habites seule ici ! non, me dit elle : mes parents habitent l’autre partie de la maison, mais ils ne sont pas là actuellement, ils sont au sport d’hiver, nous ne sommes que tous les deux!…

   Arrivé dans la vaste salle ou un feu de bois crépitait dans la cheminée deux verres de champagne nous attendaient.

   Nous nous sommes embrassés goulûment, puis nous nous sommes installés devant la cheminée dans des fauteuils très confortables avec nos verres. Puis, nous passèrent à table ou elle avait concocté un repas (je vous dis pas, non seulement elle avait toutes les qualités que j’ai décrites plus haut, mais en plus elle savait cuisiner, c’était tellement bon que je me croyais revenu à la table de ma grand mère dans notre sud ouest, enfin j’exagère un peu !). Il commençait à se faire tard, nous partîmes nous coucher, alors là les mecs « respect » c’était vachement bien, tout y est passé (non je me vente, disons que nous avons fait beaucoup de choses) et nous nous sommes endormis dans les bras l’un de l’autre, quel pied !  ce bonheur que je n’avais plus connu depuis le décès de ma Dominique.

   Le lendemain, je fus réveillé par une bonne odeur de café qu’elle me porta au lit, il y avait des tartines de pain grillé, du beurre, différentes confitures, et puis du bonheur ! Nous décidâmes d’aller visiter des vieux monuments dans la ville voisine, main dans la main, je ne prêtais même pas attention au froid, et pourtant ça caillait, mais j’étais tellement heureux.

   Puis nous revinrent à la maison, nous nous faisions des confidences, dans ces cas là j’étale facilement ma vie, je veux que l’autre sache tout de moi, je ne sais pas et je ne veux pas mentir, alors souvent, c’est trop sans doute, ça lui a fait peur, elle employée moi entrepreneur, ça ne pouvait pas marcher, à la cinquantaine nous n’avions vraiment pas les mêmes problèmes existentiels. Je ne suis pas, à mon grand honneur un matérialiste, la technique et le bricolage me dégoûtent souvent.

   Cela ne nous a pas empêché de remettre le couvert dans l’après midi, mais je sentais qu’il y avait quelques choses de cassé entre nous.

   Le lendemain matin nous repartions chacun de notre coté, elle, retrouver son cabinet médical et ses collègues, moi mon job, tout en s’avouant que nous nous étions trompés, l’erreur est humaine entre grandes personnes responsables, ça peut arriver… Elle me promettait que nous resterions amis, je sais bien qu’on dit toujours ça dans ces cas là, quant à moi je la crois assez fragile et désabusé pour qu’il n’y est aucune suite, même si elle est intelligente. Je le regrette vraiment mais tristement, car c’était vraiment quelqu’un de très bien...

   J’ai passé néanmoins un week-end de rêve.

   Il n’y a plus qu’à passer à autre chose, il faut vivre...

Natacha

J’ai rencontré samedi, une dame classe, qui valait vraiment le coup (et pas de sous entendu vaseux) d’être  connue (nous avons passé ce week-end du mois de janvier ensemble dans sa belle demeure) ; une épicurienne, mais une vraie,  (les féministes à deux balles, ne lisez pas la suite, vous n’allez pas comprendre, et puis ça risque de déstabiliser votre « moi ») capable de faire ses confitures (avec de multiples fruits différents), ses pâtés (faisan, marcassin), son foie gras (oie canard), et qui apprécie les vins. J’ai été très content d’avoir la confirmation qu’il n’y a pas que des imbéciles sur terre.

Je suis donc arrivé samedi soir vers 18H. je trouvais enfin la propriété, au moment ou je passais le portail, entouré de deux magnifiques piliers en pierre sculptée, j’entends un vacarme pas possible, troublant ainsi le silence et le calme de cette belle campagne, parallèlement j’avais l’impression de lumières qui descendait du ciel, je ne comprenais absolument pas ce qui se passait. Elle aperçut les phares de ma voiture et sortit pour me recevoir.

D’apparence très correcte, elle m’invita à rentrer, c’était déjà la nuit, il me semblait reconnaître une magnifique demeure pour laquelle certains pourraient avoir un coup de cœur.

Je lui demandais quand même bien que je ne sois pas curieux dans certains cas, mais là, je l’interrogeais sur le vacarme qui avait été fait à mon arrivée ; elle me répondit naturellement « c’est le voisin qui vient en hélicoptère depuis Paris »…

Un merveilleux et délicieux repas nous attendait. « Quand on n’aime on ne compte pas, elle avait des doigts de fée, elle savait trouver les alliances culinaires, j’étais vraiment gâté »… 

Pendant ce week end, elle recevait des amis à elle, le dimanche après midi (c’était prévu déjà depuis longtemps) pour un tournoi de tarot. J’en ai donc profité pour me rendre chez moi en gironde récupérer des vins, voir mes vieux parents, et voir un copain d’enfance (Je suis arrivé chez lui à 17H. (Ils devaient être une dizaine) ils n’avaient pas fini le repas dominical de midi Ah le sud ouest !, la vie y est toujours paisible et merveilleuse (je sais les conformistes diraient « c’est n’importe quoi » oui mais c’est notre vie !)

J’en suis reparti vers 20H pour retrouver mon amie (la dame classe et épicurienne) ; après avoir attendu devant la maison (3 quarts d’heure, mais j’avais prévu, j’étais plongé dans un hebdomadaire « Marianne » qui démontrait la néfaste présence de l’extrême droite à la présidentielle…). Je la retrouvais enfin et nous avons partagé de nouveaux, un merveilleux repas qu’elle avait concocté avec tout l’amour que nous nous étions déjà prouvé. Ce dîner fut accompagné d’un Pomerol, en provenance de sa cave personnelle, « quel délice », déguster un bon vin entre gens d’esprit donc souvent tolérants, des gens pour qui la pensée unique c’est vraiment marcher à coté de ses pompes, mais il en faut ne serait ce que pour prouver que nous sommes les meilleurs.

Nous nous sommes séparés le lendemain matin après une nuit chaleureuse… (N’imaginez même pas c’était… non, il n’y a pas assez de mot…terrible envoûtant délicieux incomparable de délicatesse et de respect).

Nous nous sommes promis de nous revoir, mais je sais trop ce que cela veut dire, je ne rêve plus depuis longtemps, que ce soit en amour ou en amitié et avant de donner ma confiance réelle et inconditionnelle

il me faut des preuves intellectuelles surtout et de la complicité…

Je pense que si elle lit mes propos, elle si raffinée, me dirait « tu te fous de moi ? »

Prochainement, n’hésitez pas à prendre connaissance d’une nouvelle aventure peu banale.

Le voisin

  Le voisin,  propriétaire lui aussi d’un ensemble viticole, était le médecin de notre commune, catholique assidu qui fréquentait notre charmante église pour assister à la messe dominicale que nous donnait notre excellent Abbé, Jean Ingle, décédé à ce jour, c’est d’ailleurs lui qui nous maria devant l’autel, en nous permettant de mettre unemusique en fond sonore et de filmer la cérémonie C’est donc vous dire si ce prêtre était à la hauteur de ce qu’un paroissien peut attendre des gens d’église, je crois que certains donneurs de leçon d’aujourd’hui devraient en prendre de la graine, cela leur ferait beaucoup de bien, à ces escrocs qui ne sont que des intellectuels à deux balles...

   Il me vient à l’esprit que ce film, monté par un réalisateur connu (invité et ami de mes parents, un teigneux décédé de sa belle mort à plus de 90 ans),  ne nous a en fait, jamais donné ce film…).

   Ce voisin le Docteur Boulla, camarade de classe de mon père, avait cinq enfants, tous aussi imbus de leur personne que leurs parents, dont Françoise qui était de mon âge, m’avait rétorqué un jour que nous jouions ensemble chez eux, car cela avait du mal tourner, « vas t’en, tu es ici sur mes terres », c’était sa réponse face à mes propos, j’apprenais ainsi que « toute vérité n’est pas bonne à dire, mais, que seul la vérité blesse », les petites gens d’esprit n’hésitent pas à s’égarer dans des propos minables et discourtois, quel que soit leur âge. Il y avait aussi Michel, un de ses frères plus jeune de deux ans, avec qui, ils nous arrivaient de nous rencontrer au club de judo (notre professeur Alain Aimet était champion de France militaire…), j’adore l’esprit du judo : profiter de la force de l’adversaire pour le renverser tout en le respectant, sans oublier les saluts de fin de combat.

   Je me rappelle malgré tout bien de ce voisin, qui avait un frère (lui aussi camarade de classe, mais bon copain de mon père), celui ci préférait prendre son vin chez nous, c’est vous dire « la couche que se trimballait le docteur  son frangin ».

Cette réflexion pour dire : « Faire de mauvaise fortune bon cœur »

 

Louis GUEJANNEES
                  

 

A bientôt!

l'Italien

   Hier  en prospection, je suis arrivé dans une fermette presque entièrement rénovée, un italien venu de la région parisienne me reçoit avec le sourire complaisant des gens de la bas, après les banalités d’usage du style :  « il fait chaud mais c’est mieux que la pluie, l’hiver risque d’être rude »  je lui fait une  longue présentation de mes produits, il m’en commande…

   Au fur et à mesure de la conversation je rempli le bon, et il se rend compte que son épouse est partie avec le carnet de chèque et qu’il n’a pas assez d’espèces sur lui, je flaire alors le n’importe quoi, mais pas du tout, à mon grand étonnement.

   Il me propose d’aller à la ville voisine chercher de l’argent avec sa carte bancaire. Je réagis tout de suite, en lui disant : « nous prenons mon fourgon et je vous ramène » non, me dit-il, je prends aussi mon camion pour vous éviter de revenir.

   «Allez, je vous suis » dis-je aussitôt.                                                     

   Nous démarrons pour passer 2 minutes plus tard devant la banque (il passe sans s’arrêter, je pense alors : « mais qu’est-ce qu’il me fait ») pour stationner, 100 mètres plus loin, devant une grande maison, il descend se dirige vers la porte d’entrée et se rend compte qu’elle est fermé (l’aspect bancaire de cette demeure ne m’apparaît pas et je cherche d’une vision partielle le distributeur de billets ; mais je n’en vois pas, je commence à me poser des questions sur le déroulement probable de cette affaire…).

   Il vient alors vers moi et me dit « c’est fermé, on va aller à l’autre », demi-tour, et nous revenons sur nos pas, et j’attends tout en lui préparant la marchandise, il revient avec une liasse conséquente de billet me paye ce qu’il me doit, nous chargeons alors dans son véhicule, nous nous serrons la main en nous disant à la prochaine, et il ajoute : « si ma femme est moi sommes satisfaits, nous vous rappelons très vite », je lui réponds alors « pas de problèmes, cette qualité ne peut que vous convenir, à bientôt » et il s’en va…

   Des choses bizarres j’en vois presque tous les jours, c’est sans doute ce qui rend mon « job » vivant, attrayant, rempli d’anecdote de ce genre, mais croyez-moi, celle-ci n’est rien à côté de situations encore plus cocasses et maintes fois plus croustillantes, je saurais vous les conter dans les prochaines brèves…

Prochainement d’autres nouvelles.

Michèle

 

            J’avais pris rendez vous l’autre jour avec une chef d’entreprise, Michèle, âgée d’environ 65 ans, mais avec la classe qui transpirait au travers de sa personnalité  Michèle en paraissait à peine la soixantaine. Elle vint me retrouver chez moi vers onze heures et demie, et déjà elle m’étonna.

         Je dégustais (en compagnie de mon voisin et ami « Joseph » dont je vous ai déjà parlé dans « la dame élégante ») un nouveau blanc sec (assemblage de sauvignon sémillon et muscadelle élevé sur lie, les non épicuriens ne lisaient pas c’est pas votre truc…) que j’avais découvert il y a peu de temps, lors d’un de mes derniers passage, chez moi en gironde, Quand nous entendîmes, le doux bruit harmonieux du 6 cylindres de la magnifique Porsche qui s’annonçait, c’était Michèle qui vînt se garer devant nous, elle en sortit, avec une élégance digne de la femme exceptionnelle, qu’elle représentait à nos yeux étonnés…

         Après les présentations d’usage, j’invitais Michèle à partager un verre avec nous ; après des compliments sur ce cru, Joseph, de bonne éducation, pris congé, nous laissant en toute intimité partager une discussion des plus intelligentes. Il se faisait 13 heures, je l’invitais à partager un repas chez mon voisin le restaurateur de talent qui avait préparé ce jour là des lamproies, pas de surgelé bien entendu, du frais en provenance de la Dordogne (le fleuve pas le département ! tout en sachant que la pêche de ce poisson (sans arête mais avec un cordon de cartilage)  qui remonte frayer dans ce fleuve, se termine au mois de mars). Tout cela pour justifier la qualité des plats que concocte ce restaurateur de talent… Ce déjeuner, terminé par un dessert d’exception, accompagné d’un Irrish coffee (et oui ! on ne se refait pas), nous décidâmes de rentrer au dépôt prendre un dernier café.

         Chez moi, Michèle pris place sur le canapé, me laissant entre voir des jambes ( je vous dis pas !). Je n’imaginais rien de spécial (enfin si…), mais je pensais immédiatement à Maryvonne (avec qui je suis toujours, c’est tellement bien et bon, je regrette d’ailleurs souvent de ne pas l’avoir rencontré plus tôt, cela m’aurait sans doute évité de passer du temps (trente ans) avec celle qui m’a donné quatre merveilleux enfants, tous désirés, je me demande toujours ce qu’elle a pu faire d’aussi bien…), et je dis à Michèle : restons amis, mais je suis sur que toi comme moi (bon ! un peu faux cul) ne souhaitons pas que notre relation aille plus loin…

         Sur ce, Michèle me prit quelques bouteilles, je les mettais dans le peu de place dans sa voiture.

         Nous décidions de rester en contact, elle partit devant les yeux hagards de ma pipelette de voisine (ah ! Georgette).

         Une nouvelle histoire merveilleuse !

Bientôt de nouvelles brèves.